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musique

10 décembre

Rhoda Scott

Festival 12

Festival 12 se veut éclectique : soul, funk, jazz, pop, rap, classique… Artistiquement, il s’agit ici de construire des symbioses, des univers cohérents, entre la musique et le lieu. Comme pour la saison d’un orchestre ou d’un théâtre, la diversité et la cohérence des propositions tout au long de l’année seront primordiales, le but étant de ré-pondre au besoin de découverte d’un public intéressé à vivre une expérience unique.

Deux concerts au programme: Julianne Rickenmann – 4Tet à 18h45, puis Rhoda Scott à 20h45.

Rhoda Scott est née en 1938 aux États-Unis, à Dorothy, dans le New Jersey. Fille d’un pasteur itinérant, elle a grandi dans l’ambiance des petites églises noires. C’est là, en accompagnant les gospels et les negros spirituals dès l’âge de huit ans, qu’elle révèle une sensibilité musicale exceptionnelle à l’orgue. Résolue à parfaire son éducation musicale et sa maîtrise instrumentale, elle entre à la Manhattan School of Music de New York où elle obtiendra un grand prix avec mention spéciale du jury et un Master I en 1967.

Elle vient pour la première fois en France en juillet 1967 pour terminer ses études de contrepoint et d’harmonie au Conservatoire américain de Fontaine- bleau auprès de Nadia Boulanger, qui a enseigné (notamment) à Aaron Copland, Pierre Henry, Philip Glass, mais aussi Quincy Jones. Riche d’un tel parcours, Rhoda Scott est à l’aise quel que soit le contexte : musique classique, jazz, gospels et blues. Douée d’une mémoire exceptionnelle, elle peut jouer des centaines de thèmes, tout en étant capable de composer une bonne part de son répertoire.

Count Basie la découvre et l’engage pour jouer dans son club à Harlem. C’est là qu’Eddy Barclay, de passage à New York avec son ami Raoul Saint-Yves l’entend. Frappés par l’originalité de son style et de son expression, ils lui proposent de venir à Paris.

Dominant parfaitement l’orgue Hammond, le fameux B3, associé à une cabine Leslie, Rhoda Scott enregistre et se produit généralement avec le seul soutien d’un batteur, produisant elle-même les basses grâce au pédalier d’orgue. C’est pourquoi elle a pris l’habitude de se déchausser pour jouer, ce qui lui a valu le surnom de «The Barefoot Lady», vite francisé en «L’organiste aux pieds nus» !

A l’occasion du festival Jazz à Vienne, elle crée en 2004 le Rhoda Scott Lady Quartet avec les musiciennes Sophie Alour (saxophone ténor), Airelle Besson (bugle) et Julie Saury (batterie). Une formule qui va perdurer avec le remplacement d’Airelle Besson par Lisa Cat-Berro (alto sax), et sera souvent présentée au Sunset à Paris et en tournée.

Officier dans l’ordre des Arts et Lettres depuis 2008, Rhoda Scott réside régulièrement à Chartres en France. En 2014, 47 ans après son premier Master, elle a obtenu un Master 2 de recherche « Masters of jazz history & research » de la Rutgers University à Newark, New Jersey.