13 février
Quintettes
par la Société de Musique de Neuchâtel
Le Quintette de Schubert, composé durant l’été 1828, quelques semaines avant sa mort à 31 ans, est unanimement considéré comme l’un des sommets de la musique de chambre.
Les deux violoncelles confèrent à l’ensemble une profondeur et une chaleur de timbre d’une intensité presque orchestrale. Au coeur de l’oeuvre, l’Adagio suspend le temps dans un monde de dépouillement et d’émotion rare.
Composé à la demande du violoncelliste Walter Grimmer, l’Adagio de Philippe Racine a été conçu pour précéder le Quintette de Schubert en concert. Son auteur le décrit lui-même comme une modeste colline dressée au pied de l’Himalaya de la musique de chambre.
Sans renier son propre langage, Racine y fait dialoguer sa voix avec celle de Schubert : un accord de do majeur affleure çà et là, les deux violoncelles reprennent les trilles schubertiens, et le pizzicato rappelle l’Adagio du D. 956. L’oeuvre s’achève par une cadence du second violoncelle — tenu par Grimmer lors de la création, tandis que son ancien élève Sébastien Singer tenait la première voix — avant une coda lumineuse en guise d’hommage.
Philippe Racine (*1958)
Adagio pour quintette à cordes (2019)
Franz Schubert (1797 – 1828)
Quintette à cordes D. 956, op. posth. 163
I. Allegro ma non troppo
II. Adagio
III. Scherzo. Presto — Trio. Andante sostenuto
IV. Allegretto


